‘Livre des poisons’ / ‘Libro de los venenos’… ya está en francés, traducido por JEAN-YVES BÉRIOU y MARTINE JOULIA

September 27, 2009

Livre des poisons, de Antonio Gamoneda

El libro de los venenos, traducido al francés…

‘Livre des poisons’:
Corruption et fable du sixième de Pédacius Dioscoride et Andrés de Laguna, sur les poisons mortifères et les bêtes sauvages qui crachent le venin (Broché).

Autor: ANTONIO GAMONEDA
Traduction: JEAN-YVES BÉRIOU & MARTINE JOULIA
[PD de Martine: "El libro se beneficia, a modo de epílogo, de un texto del mismisimo Conde de Villabalter… alias ILDEFONSO RODRÍGUEZ".]
La editorial se llama (haz click:) Actes Sud.

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FRAGMENTOS:

De la salamandre 

Si quelqu’un a mangé de la salamandre, il s’ensuit une inflammation de langue; l’entendement et la parole sont empêchés; un tremblement lui survient avec un endormissement des membres, frissons et faiblesse. En outre, certaines parties du corps deviennent livides, et souvent, le poison y demeurant longuement, toutes pourries tombent en pièces. Après avoir remédié par les mêmes médicaments que nous avons dit contre les cantharides, on baillera de la résine de pin ou du galbanum avec du miel sous forme de looch, des feuilles d’orties, aussi, cuites en huile avec des lys. Les œufs de la tortue de terre ou de mer cuits sont profitables également, item le bouillon de grenouilles, avec lesquelles on aura fait cuire la racine du chardon roulant. 

Le galbanum est la gomme blanche d’une plante odorante qui, jetée dans le feu, met en fuite les serpents; au reste, elle attire au dehors la matière infectieuse, amollit les phlegmons et tire de l’utérus les fœtus morts ainsi que le délivre de la mère. Les tortues terrestres naissent dans les déserts, engendrées par la rosée; adultes, elles deviennent folles de luxure. Les tortues de mer ou galapagos ronflent en dormant sur les eaux et couvent leurs œufs rien qu’à les regarder. 

Par la forme, la salamandre ressemble au lézard, à ceci près qu’elle a le ventre plus large, la tête très aplatie et le cuir tout moucheté d’étoiles. Sa complexion est si froide que, jetée dans le feu, s’il est maigre, elle l’éteint, ni plus ni moins que la neige ou la glace, d’où les hommes en sont venus à croire que la salamandre résistait aux flammes et s’en nourrissait, ce qui est faux, car on sait par expérience que si on la retient longtemps sur les braises, à la fin elle meurt et brûle.

      La salamandre est mortelle non seulement mangée ou bue, mais aussi lorsqu’elle mord, comme les autres serpents vénéneux. Sa salive est si virulente et maligne qu’à son contact toute partie dénudée perd ses poils et se couvre de taches blanches comme celles de la lèpre. La salamandre est si pernicieuse qu’il lui suffit de grimper sur un arbre pour en infecter tous les fruits, de telle sorte que quiconque en mange trépasse sur le champ ; aussi son venin est-il tenu pour populaire, puisqu’elle empoisonne non seulement les fruits, mais aussi les eaux en tombant dans les sources et les puits, causant ainsi la perdition du peuple. Il est écrit qu’une famille tout entière mourut d’avoir mangé du pain cuit dans un four qu’on avait chauffé avec du bois infecté par cet animal pestifère.

      On traitera les maux provoqués par la salamandre avec les remèdes qu’on administre contre l’opium et contre n’importe quel poison froid. En effet, lorsque Dioscoride prescrit de la résine à lécher, une fois épuisées toutes les mesures qu’on prend d’ordinaire contre les cantharides, il entend qu’après les universels, la vertu vitale ayant été confortée avec les antidotes communs, on baille les remèdes particuliers et propres à résoudre une telle froideur vénéneuse, à savoir la résine de pin et le galbanum. Les salamandres abondent en Istrie et en Slavonie.  

De Thrace, où elles sont noires et violentes, Décénée, prêtre, m’envoya dans un pot humide une salamandre qu’on avait nourrie de vers et de mouches pendant le voyage; une seconde aussi, décapitée, dont le corps avait été conservé dans le miel.

      «Quinze nuits durant, je mis l’animal vivant sur la peau d’Ara, arménien de seize ans, nu et mains liées, enveloppé dans un sac de chanvre avec la salamandre. L’homme n’en fut pas incommodé bien que la substance de l’animal apparût certains matins sur ses lèvres.

      «Je pris les cendres de l’animal conservé dans le miel et les mêlai à de l’huile de jusquiame pour en préserver la froideur. De cette mixture, je résolus que l’Arménien prendrait jusqu’à six fois en six jours; je vis alors son corps bleuir comme lait corrompu, et m’aperçus qu’il avait perdu tous ses cheveux.

      «Je laissai passer autant de temps jusqu’à ce que, mu par la pitié, je le fis mourir par le fer, car, pris d’une lèpre livide, il vivait encore bien que ses yeux et son membre se fussent desséchés.

      «Je ne crois pas que la première salamandre ait manqué de vertu, mais plutôt qu’étant d’une espèce fuyarde qui vit dans le silence, les pleurs l’avaient apeurée.»

ANTONIO GAMONEDA
‘Livre des poisons’
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Traduction:
JEAN-YVES BÉRIOU 
& MARTINE JOULIA
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El poeta en You Tube / Entrevistas

September 24, 2009

 Gamoneda

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 ~~ Pulsar en la imagen para verlo ~

Un vídeo de Cedecom.
[Tesis tuvo la oportunidad de conversar con el Premio Cervantes 2006 durante su visita a la Universidad de Sevilla para participar en la III edición de Factor Humano. En estos vídeos nos ofrecen una entrevista con Gamoneda en la que el poeta repasa sus orígenes vitales y literarios y la evolución de su relación con la palabra poética como forma de resistencia. ]

Donald Wellman ha traducido ‘Lápidas’ (’Gravestones’) al inglés

September 22, 2009

 Donald Wellman ha traducido 'Lápidas' ('Gravestones') al inglés

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Screams on the grass and the purple hurricane.

You spin wrapped in flags and you exhale sweetly.

You obey invisible elders whose songs pass through your tongues.

Oh, youth chosen by my tears.

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Tell me who you are before approaching closer to my heart, your name in the city that remains behind you,

that which was young in your eyes and you still remember before entering the clinics where the nation speaks of your pregnant sisters.

Tell me who you are in those big arms of Jesus Christ, in the maternity jacket, in the sweetness of weary men;

tell me your age facing the walls where Luis and his two souls meet (one that cries and one that studies the agility of death);

tell me your mistake and if there are dead on your tongue,

tell me you name before the abyss, Ursula.

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THAT air between brilliance and death turns into a substance that days and winds do not manage to erase. These transparent fabrics are the contents of the age.

Exact and incomprehensible signs. In me they have the value of a wound; some numbers burn my eyes.

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LINES of prisoners followed; men heavy with silence and blankets. On that bank of the Bernesga they were regarded with friendship and fear. A woman, exhausted and beautiful, approached with a basket of oranges; each time, the last orange burnt her hands: always there were more prisoners than oranges.

They passed below my balcony and I leaned into the rails whose cold will never leave my face. In long files they were brought to the bridges and they felt the humidity of the river before entering the gloom of San Marcos, into the sad depositories of my shamed city.

ANTONIO GAMONEDA
Donald Wellman
(De ‘Lapidas’ / ‘Gravestones’.
Traducción al inglés por:
DONALD WELLMAN)
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Antonio Gamoneda en… ‘Asturias en diez trazos’

September 20, 2009

 Antonio Gamoneda en una fotografía de Eloísa Otero

«Asturias en diez trazos», programa documental de la TPA (hoy domingo, 20 de septiembre, a las 22 horas) es un espacio en el que diez asturianos de reconocida trayectoria hablan de su relación con la región, de sus recuerdos, de su trayectoria profesional, de sus sueños y de sus deseos para Asturias, explica la cadena autonómica en un comunicado.

Para elaborar el programa se ha entrevistado a diez asturianos que han destacado en diferentes ámbitos: el periodismo, la música, las artes, el deporte, la ciencia o la cooperación. Participan en el reportaje el periodista Juan Ramón Lucas, el cocinero José Andrés, el grupo «El sueño de Morfeo», el cineasta José Antonio Quirós, el poeta Antonio Gamoneda, la escaladora Rosa Fernández, la científica Margarita Salas, el director de escena Emilio Sagi, el fundador de Mensajeros de la Paz, Padre Ángel García, y el ciclista Samuel Sánchez. Las entrevistas se grabaron en Asturias, Madrid y Cádiz. Además de la entrevista, el equipo de TPA y la productora de Programas del Principado hicieron un seguimiento de la actividad de cada entrevistado. Por ejemplo, a Juan Ramón Lucas se le grabó haciendo su programa diario en RNE, «En días como hoy».

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